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Thursday, June 19, from 6:00 to 10:00 PM, opening of Ricordeau’s « Freestyle » exhibition

OpeningSince the late 1990’s, Ricordeau dedicated himself almost exclusively to braid coloured plastic bags, using a technique of its own. Thus, as in painting, he chooses his colours, patterns, and braids without stress an expression free of any stereotype, of any school. « Freestyle » is the show which takes you in his attempt to mix art and life. Georges-Pascal Ricordeau will be there to tell you about his work.

Thursday, June 19. From 6:00 PM at 4, Rue Amélie, Toulouse.

Jeudi 19 juin de 18h à 22h, vernissage de l’exposition « Freestyle » de Ricordeau

Vernissage

Depuis la fin des années 90, Ricordeau se consacre presque exclusivement à tresser des sacs plastiques de couleur selon une technique qui lui est propre. Ainsi, comme dans la peinture, il choisit ses couleurs, ses motifs, et tresse sans stress une expression libre de tout cliché, de toute école. « Freestyle » est l’expo qui vous entraîne dans sa tentative de confondre l’art et la vie. Georges-Pascal Ricordeau sera là pour vous en parler.

Jeudi 19/06. A partir de 18h au 4, Rue Amélie à Toulouse.

 

La danse du vent de Georges-Pascal Ricordeau

Où il n’y aurait que lignes brisées, courbes, combinaisons cérébrales guidées par la main, humaine et pensante, dans un même territoire de papier le vent joue son œuvre. Toujours le même procédé, grandes feuilles posées au sol, encres fixées au bout de lanières tressées, et la brise ou la tempête au bord de l’étang qui balance au rythme des rafales ou des risées ce bras articulé par les éléments.

De là nait toute la poésie, sorte de haïkus monochromes ou polychromes, résumant la pensée du vent circulaire, verticale, axiale, médiane, signes captifs, jamais les mêmes, comme si la nature ne se répétait jamais, insaisissable, signes fatalement beaux, de cette beauté que louait Nietzche dans les Divagations d’un « inactuel » : « Pourquoi y a-t-il de la beauté dans les sons, les couleurs, les parfums et dans les mouvements rythmiques de la nature ? ».

Dans les encres mobiles de Georges-Pascal Ricordeau, le regard peut se perdre tout autant que dans un Rothko ou un concetto spaziale de Fontana, qui sont, au-delà du concept, aussi de la couleur vibrante hors de toute théorie.

Le winding ricordien, avec ses mouvements, sinuosités et balancements, fait œuvre de peinture fragile, fluide, sensible, aléatoire. Il fait basculer le hasard du côté de la densité éblouissante.

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 Dans l’atelier de l’artiste à l’étang de Thau

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